lundi 27 juin 2016

Bruges... Eau-forte d'Albert Robida

Voici une découverte récente, une eau-forte signée Albert Robida.
Jean-Claude Viche, président-fondateur de notre association, identifie immédiatement le bâtiment de la gravure : "il s'agit d'une belle façade du n°53 de la rue Flamande de Bruges".


On peut lire dans Les Vieilles Villes des Flandres, Belgique et Flandre française, Dorbon, 1908, p.167 :
"Nombreuses sont les belles façades, dans les rues centrales, rue Flamande surtout, qui en aligne des séries. Le plus originale, peut-être de tous ces pignons, est celui de la maison n°53, en ogival de la dernière période, très joliment contourné et découpé en trois motifs".

Le dessin de l'eau forte est très ressemblant, mis à part les personnages, et une légère orientation du point de vue.
Elle est manifestement destinée, par le message du haut, à un, ou des parents ou amis.

Robida vient d'effectuer un voyage à Bruges (à cette époque faisant partie de la partie française de la Belgique); sans doute avec son épouse qu'il représente dans le dessin.

C'est en fait pour Robida un moyen amusant et dans le style du bonhomme de communiquer sa nouvelle adresse où il vient d'emménager (on connaît  plusieurs cartes qui traitent humoristiquement du même sujet).
Cette eau-forte doit être datée de 1894.

Ci-dessous, l'illustration page 166, Les Vieilles Villes des Flandres, Belgique et Flandre française :


jeudi 9 juin 2016

Le Vieux Paris à l’Exposition de 1900

Albert Robida, célèbre auteur, caricaturiste, illustrateur, chroniqueur, maître de l'anticipation, historien de Paris... a reconstitué, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, le Vieux Paris médiéval, rive droite, entre le pont de l'Alma et la passerelle DeBilly... on y entrait par la Porte Saint-Michel au XIVe siècle, pour en ressortir, 260 mètres plus loin, au XVIIIe. Dans un dédale de ruelles embrouillées, les demeures les plus fameuses de l'histoire du Paris médiéval sont présentées au public. Ce Vieux Paris d'Albert Robida est vite devenu le "clou" de l'Exposition universelle de 1900... un passage obligé, apprécié de tous !


Site de l'auteur : lemog.fr/
Site de l'Association des Amis d'Albert Robida : robida.info/
BLOG de l'Association des Amis d'Albert Robida : albert-robida.blogspot.fr/


Le Téléphonoscope n°9 sur le Vieux Paris :

mercredi 8 juin 2016

Une lettre de Robida, adressée à Gaston Tissandier

Intéressant Lot 53 chez Ader... une lettre manuscrite d'Albert Robida, datée du 11 juillet 1890, envoyée à son ami Gaston Tissandier.

http://www.auction.fr/_fr/lot/albert-robida-1848-1926-l-a-s-11-juillet-1890-a-un-ami-10237273?from=search#.V1bPrOQZPss


L.A.S., 11 juillet 1890, à un ami [Gaston Tissandier, rédacteur en chef de La Nature] ; 2 pages in-8.
À propos de sa série consacrée aux provinces, La Vieille France. Il le remercie d’avance pour « la Nature, ce sera un puissant coup d’épaule. Je m’autorise de ce que vous avez toujours été si aimable avec moi pour abuser. Ne pourriez-vous prendre un ou deux clichés du volume pour votre journal, cela fixe mieux l’attention du lecteur. Le public est si récalcitrant actuellement ! Si vous pouviez parler de la Normandie dans le corps du journal cela ferait beaucoup j’en suis sûr. C’est pour ma série que j’insiste, je commence la Bretagne & si je pouvais avoir, sinon un succès, du moins une petite apparence, je serais bien content de faire ainsi mon tour de France »...


http://www.auction.fr/_fr/lot/albert-robida-1848-1926-l-a-s-11-juillet-1890-a-un-ami-10237273?from=search#.V1bPrOQZPss

mardi 7 juin 2016

Estampe "Cauchemar d'un Bibliophile"... par Albert Robida

Voilà une petite chose aussi belle que rare, une magnifique eau-forte originale tirée en noir, avec marge du papier sépia... et le bibliophile épouvanté au centre n'est autre qu'Octave Uzanne !

Ce magnifique exemplaire nous est proposé par Bertrand Hugonnard-Roche, de la librairie Alise (LE spécialiste d'Octave Uzannes).
Si cette merveille vous intéresse et que vous désirez en savoir plus, n'hésitez pas à le contacter au plus vite ! sinon... rendez-vous vite sur Ebay !

http://www.ebay.fr/itm/1890-1894-Estampe-originale-Cauchemar-dun-Bibliophile-Albert-Robida-Uzanne-Rare-/231969778140

lundi 6 juin 2016

Vieillard à la canne... par Robida


En vente chez Delon-Hoebanx à Paris, un intéressant dessin de Robida, non daté... LOT56
Signé en bas à droite.
Dimension 11 x 16,5 cm.

jeudi 19 mai 2016

Original à la plume... la Fontaine de Neptune, à Nancy

Encore une découverte sur Ebay, un bel original d'Albert Robida représentant la fameuse et magnifique fontaine de Neptune, place Stanislas, à Nancy.

Suivez le guide : http://www.ebay.fr/itm/262437036379

Format 16 x 21 cm...
Les Fontaines de la Place Stanislas
 
Deux fontaines symétriques représentant Neptune et Amphitrite sont disposées dans les angles qui relient les basses face aux pavillons latéraux. Elles sont dans un style rococo qui rompt avec l'architecture classique de la place.

Elles sont surmontées d'un portique en ferronnerie de Jean Lamour, qui permettaient de masquer les remparts et les fossés54. Formant un profil concave, dit « en tour creuse », ces portiques présentent une arcade principale flanquée de deux baies latérales plus petites. L'ouverture des cintres est de 15,30 m et leur hauteur de 10,40 m 1. Ils forment un avant-plan devant des massifs d'arbres.



En 1750, un projet de deux fontaines présentées par Guibal à Stanislas, celui-ci étant jugé trop cher il est décidé de les réaliser en plomb plutôt qu'en bronze40. Les fourneaux destinés à la fonte des statues sont construits, avec un certain cérémonial le 29 novembre 1751 sur un terrain de Guibal. La première pierre de ces édifices a été cédée au Musée lorrain par son petit-fils. Les grilles et fontaines ont été les premiers éléments de la place classés aux monument historique le 12 juillet 1886. Du côté de l'opéra, à droite quand on regarde l'arc de triomphe, la fontaine Amphitrite est agrémentée d'une statue dont la nudité choquait l'aumônier de Stanislas55. Les deux fontaines latérales ont été supprimées en 1771 (ou 1791 ?) pour ouvrir un accès vers le parc de la Pépinière. De l'autre côté, la fontaine Neptune présente une statue du dieu brandissant un trident et surplombant des enfants à cheval sur des dauphins. Les deux baies latérales encadrent deux autres fontaines. Dans la petite fontaine de gauche, on voit un enfant qui pleure. Il avait à l'époque une écrevisse qui lui pinçait le doigt ; celle-ci a disparu aujourd'hui. Une reproduction par moulage est exposée au Musée des monuments français du palais de Chaillot (Source Wikipédia).

vendredi 29 avril 2016

Découverte Robidienne... dans la Gazette Apicole de 1924 !

A priori, c'est une découverte pour beaucoup d'entre nous... 3 fascicules de la Gazette Apicole ayant leurs couvertures dessinées par Albert Robida.

Ces trois numéros de 1924 sont actuellement en vente sur Ebay... peut-être y a-t-il d'autres couvertures de la Gazette Apicole dessinées par le maître ? si un de nos lecteurs à d'autres informations, nous sommes preneurs bien sûr !!

Ci-dessous, les trois visuels :




vendredi 22 avril 2016

A saisir... 15 dessins aquarellés... par Albert Robida

Vu sur le site www.interencheres.com ...

Samedi 30 avril à 14h00 à SOISSONS
LIEU DE VENTE HOTEL DES VENTES DE SOISSONS :
2 BIS RUE DES CHARLIERS 02200 Soissons 

EXPOSITIONS :
vendredi 29 avril de 14h30 à 18h30 : A l'étude
samedi 30 avril de 10h00 à 12h00 : A l'étude

n°217 - " Vue de l'église de Creil" aquarelle et crayon. (21,5x18cm)

n°218 - "Prieuré de Saint Nicolas de Courson" aquarelle et fusain signée en bas à droite. ( 23,5x16cm)

n°219 - "Saint Pierre en Chastre" aquarelle signée en bas à droite. (18x14cm)



n°220 - " Vue de la porte Chemizelle à Laon" aquarelle et fusain. (12x24cm)

n°221 - " Vue de l'église de Noyon" aquarelle et fusain. (19,5x20cm)

n°222 - " Cathédrale de Laon" aquarelle signée en bas à droite. (17,5x13cm)



n°223 - " Parvis de la cathédrale de Noyon" aquarelle et fusain signée en bas à gauche. (21x14cm)

n°224 - " Vue de cathédrale" aquarelle et fusain signée en bas à gauche. (19x25cm)

n°225 - "Vue de la cathédrale de Noyon" Aquarelle et fusain signée en bas à droite. (18,5x25cm)

n°226 - " Maison de Calvin à Noyon" aquarelle signée en bas à gauche. (19x25cm) ( tâches d'humidité)

n°227 - " Vue de la façade de la cathédrale de Laon" aquarelle signée en bas à gauche. (23,5x18cm)




n°228 - " Vue de l'hôtel de ville de Noyon" aquarelle signée en bas à gauche.

n°229 - " Vue de la cathédrale " aquarelle signée en bas à gauche. (16x26,5cm)

n°230 - " Maison gothique à Laon" aquarelle et fusain signée en bas à droite. (14x24cm)

n°231 - "Rempart du Midi à Laon" Aquarelle signée en bas à gauche. (17x23,5cm) ( tâches d'humidité)


mardi 22 mars 2016

Réédition de La Fin du cheval – Une belle réussite !

Comme nous vous l’avions annoncé dans le courant de l’année  dernière, La Fin du cheval, ouvrage écrit par le journaliste-auteur Pierre Giffard et illustré par Albert Robida, (éditions Armand Colin - 1899) vient d’être réédité par les PUV de Valenciennes.

Une préface de Georges Vigarello et un avant-propos de Jean-Claude Viche complètent l’ouvrage maintenant disponible.

La Fin du cheval est  un véritable traité érudit du cheval depuis les origines et celles de ses concurrents mécaniques. Il  annonce dans cette fin du 19e  siècle le triomphe prochain de la bicyclette et de l'automobile à pétrole aux dépens du cheval.  Ecrit par Giffard  dans un style alerte et plein de verve, il  est spirituellement illustré par le crayon d’un Robida qui sait admirablement s’intégrer au texte, le prolonger, l’amplifier et le dérider…

La présente réédition des PUV est  un ouvrage de grande qualité où l’absolue fidélité dans le contenu du texte et  dans la reproduction des 201 images noir et blanc et des 15 planches ht  couleur  de Robida se conjugue avec l’introduction de modernité pour la couverture et l’organisation du texte et des images.

Pour des raisons de prix évidentes, une formule brochée de format quasi identique a remplacé le cartonnage percaline original.

A défaut de reproduire la tête en relief de cheval en couverture de celui-ci,  une  composition de Johnny Beckaert, tête de cheval agrandie sur toute la couverture avec suppression des deux files d'automobiles et de cyclistes, mais avec conservation parfaite du dessin, à l'échelle près, et des couleurs, donne à celle-ci beaucoup de relief …incitant en 2D  l’amateur intéressé à aller voir ce qui se passe derrière... ce que le cartonnage de l'original produisait en 3D.

Le parti pris pour le positionnement  des dessins in texte, à savoir dans des espaces blancs, en marges ou en bandeaux de largeur ou hauteur adaptée au dessin à reproduire a impliqué une repagination (avec une diminution du nombre de pages, de 238 à 206) et a permis de présenter sous une forme  moderne, claire et  agréable à la lecture ce "roman graphique", en détachant et en mettant en valeur ses deux composantes, et tout particulièrement les dessins.

Mais comme indiqué  en préambule, l'atout fondamental de cette réédition provient de la grande qualité de reproduction des images sur des supports idoines  et de l’absolue fidélité à l'édition originale, qu’il s’agisse des 201 dessins noir et blanc et des 15 planches couleur.

Presses Universitaires de Valenciennes
Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis
Le Mont Houy – Extension FLLASH
59313 – Valenciennes Cedex 9
Tel : 03 27 51 17 70 – icu@univ-valenciennes.fr


Réédition de La Fin du Cheval
Avant – Propos de Jean-Claude Viche : Robida et Giffard, amis et compères pour l’automobile et le vélo (28p.), reprise d’un article dans la Revue Le Rocambole n°66

Pierre Giffard, alors rédacteur en chef du Petit Journal, a été un grand promoteur des deux nouveaux moyens de transport que sont le vélo et l’automobile, via  l'organisation d'épreuves sportives largement médiatisées (avant la lettre) dans toute la France.

Le succès populaire de la course cycliste  Paris-Brest et retour (1891) fait de la Reine Bicyclette « un bienfait social ».

Le Concours de voitures sans chevaux » Paris-Rouen (1894) suivi de la course Paris-Bordeaux (1895) et retour effectué par Levassor sur sa Panhard-Levassor en près de deux jours consacre  l'automobile à pétrole.

De son côté, Robida apôtre dans ses grandes anticipations de la locomotion aérienne, a anticipé, à sa manière, la fin du cheval : outre qu’il dessine merveilleusement les chevaux et adapte parfaitement son crayon aux propos de son compère, il s’intéresse avec humour au vélo qu’il pratique et plus tardivement à l’automobile, qu’il redoute. 

Cette Fin du cheval a, de plus, sa propre histoire avec des  rebondissements et des conséquences très lourdes pour Pierre Giffard.

Les deux compères, qui avaient déjà  collaboré précédemment pour La Vie en chemin de fer (1887) et La Vie au théâtre (1889) se retrouveront encore une dizaine d’années plus tard en se partageant les mêmes rôles dans La Guerre infernale dont les parutions hebdomadaires tiendront la France en haleine une trentaine de semaines.

mardi 16 février 2016

Robida en couverture de "La Machine s'arrête" de E. M. Forster, aux Editions "le pas de côté"

La Machine s’arrête – Edgar Morgan Forster (1871-1970) Ecrivain britannique.
La couverture ci-dessous reprend (sans les couleurs originales) la première page de La Caricature du 19 juin 1886 : "L'Embellissement de Paris par le Métropolitain".
(cliquer sur la couverture pour aller sur le site de l'éditeur) 

http://www.lepasdecote.fr/?p=787

L’homme est la mesure.

Voici une nouvelle exceptionnelle. Parue en 1909, La Machine s’arrête annonce avec un siècle d’avance notre monde hyper-connecté, où les individus de plus en plus sédentaires communiquent avec des amis virtuels par l’intermédiaire d’écrans. E. M. Forster décrit une société à la merci d’une gigantesque infrastructure technique. Les hommes atomisés vivent reclus dans des chambres souterraines. Tous leurs besoins – alimentation, divertissement, transport, jusqu’aux relations sociales – sont pris en charge par la Machine. Réduits à l’état d’embryons sous perfusion, les corps deviennent obsolètes, les muscles et les sens s’atrophient. Seuls quelques rebelles insatisfaits d’une vie hors sol osent se défaire de l’emprise de cette machinerie pour vivre au contact de la nature, en dehors des pièces climatisées, et goûter à des relations directes entre êtres de chair. Mais quand la Machine se détraque, les nourrissons habitués à tout recevoir se retrouvent pris au dépourvu.
  • « La Machine nous nourrit, nous habille et nous loge ; grâce à elle nous parlons les uns avec les autres, grâce à elle nous nous voyons les uns les autres, en elle se trouve notre être. La Machine est omnipotente, éternelle ; bénie soit la Machine. »
  • « L’Humanité, dans son désir de confort, avait dépassé ses limites. Elle avait beaucoup trop exploité les richesses de la nature. Avec calme et complaisance, elle sombrait dans la décadence, et le progrès avait fini par signifier le progrès de la Machine. »
E. M. Forster (1879-1970) est un écrivain britannique, auteur de nouvelles, d’essais et de romans dont les plus connus sont Howards End et La Route des Indes. La Machine s’arrête, dystopie qui a influencé George Orwell, est très connue dans les pays anglophones, notamment pour avoir anticipé les conséquences de l’envahissement d’Internet, Facebook, Skype et autres prothèses numériques.
  • Postface de Philippe Gruca et François Jarrige : « Ce texte constitue un témoignage de premier ordre de la conscience passée des risques et des menaces accompagnant le déploiement de l’industrialisation et de son appareillage technologique. »
Traduit de l’anglais par Laurie Duhamel (Titre original : The Machine Stops, 1909).

Pages : 112
Format : 9 cm x 14,5 cm
Prix : 6 €
ISBN : 979-10-92605-05-1

http://www.lepasdecote.fr/?p=787

mercredi 3 février 2016

2 cartes de Vœux illustrées par Robida... 1913 et 1914... pour Joseph Uzanne

Cette fois-ci, c'est au tour de la Librairie Trois Plumes, de nous proposer à la vente (sur Ebay) deux superbes Cartes de Vœux dessinées par Albert Robida pour Joseph Uzanne (1850-1937).
Evidemment, ce n'est pas donné... mais c'est rare !

1913 - Joseph Uzanne 172, Boulevard Saint-Germain
avec ses meilleurs souhaits
A TOUT COUP L'ON PERD.
115x143 sur papier cartonné, gravure rehaussée à l'aquarelle.
http://www.ebay.fr/itm/RARE-1913-Joseph-UZANNE-Carte-de-voeux-par-Albert-Robida-/151971167788

1914 - Joseph Uzanne 172, Boul. St Germain
_ S'il vous plait, Rien que du Rose !...
107x143 sur papier cartonné, gravure rehaussée à l'aquarelle.
http://www.ebay.fr/itm/RARE-1914-Joseph-UZANNE-Carte-de-voeux-par-Albert-Robida-/151971169182

Librairie Trois-Plumes : http://librairie-trois-plumes.blogspot.fr/

jeudi 28 janvier 2016

Menu pour les Bibliophiles Contemporains... par Albert Robida

A voir sur Ebay en ce moment... encore une fois proposée par la Librairie Ancienne Varia, une exceptionnelle eau-forte par Albert Robida, pour le Menu du dîner des Bibliophiles Contemporains, société de Bibliophiles d'Octave Uzanne.


Tiré en noir sur papier Japon ancien, l'illustration mesure 22 x 16 cm (papier 24 x 20 cm)
Le menu est imprimé à l'intérieur (ci-contre).
Sujet : Pantagruel devant une cheminée avec un festin de livres à venir.

Menu
Repas du 26 novembre 1892
Bibliophiles Contemporains
Académiciens des Beaux Livres
Pantagrueliquement Réunis.

(Pour ce que lire est le propre de l'homme)

Lien vers l'annonce : http://www.ebay.fr/itm/331762759017?_trksid=p2055119.m1438.l2649

mardi 19 janvier 2016

Les conquérants de l'Air - 1910 - Illustré par Albert Robida

En 1910, la Maison Alfred Mame & Fils de Tours édite l'ouvrage Les Conquérants de l'Air, par Georges de Lys, alias Georges Fontaine de Bonnerive (1855-1931).

Cet ouvrage de 284 pages, destiné à la jeunesse, est illustré de 30 dessins et gravures d'Albert Robida, qui s'en donne à cœur joie, en illustrant aéroplanes et autres ballons.

Les ouvrages de Georges de Lys rencontrent beaucoup de succès en librairie. Les Conquérants de l'Air est le seul de ses ouvrages à avoir été illustré par Robida.

Cet ouvrage est consultable en ligne, sur Rosalis (Bibliothèque numérique de Toulouse) :
http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/ark:/74899/B315556101_FCJB_001338 


mercredi 13 janvier 2016

Hommage à Albert Robida... par Thomas Girard

Prince Gigi... alias Thomas Girard, est un illustrateur vraiment talentueux. Il suffit pour s'en convaincre de parcourir son site internet :

...et que trouve-t-on dans la catégorie "Roman-Feuilleton" ? ( http://prince-gigi.blogspot.fr/p/roman-feuilleton.html ) entre autre... une illustration inspirée d'Albert Robida et de ses romans d'anticipation "Le Vingtième siècle ou La Vie électrique"... par Thomas Girard, un magnifique Hommage à Albert Robida... un grand merci !


N'hésitez pas à visiter tout le site, çà vaut le coup d’œil !!!

lundi 11 janvier 2016

Albert Robida... illustrateur de Dol !

...dans Le Rouget de Dol, n°109 (2ème semestre 2015)


Le Rouget de Dol, magazine culturel du Pays de Dol en Bretagne, vient de publier dans son n° 109, sous la plume et même... le crayon de Patrick Amiot, un article de 76 pages : "Ils ont dessiné Dol".

Cet article est consacré à la vingtaine de dessinateurs (de profession voire d'occasion, comme... Victor Hugo) ayant illustré Dol de Bretagne à différentes époques. 

Robida y tient sa place, 4 pages, dans un chapitre illustré par des dessins provenant de sa "Vieille France - Bretagne", mais surtout par la reproduction de quatre aquarelles sans aucun doute originales de la collection de Michel Pelé. 


Bevet Breizh !


jeudi 31 décembre 2015

Meilleurs Voeux... pour la nouvelle année 1886 !!! (euh... 2016)

Pour la nouvelle année… l’Association des Amis d’Albert Robida vous propose un petit saut dans le temps, un retour en arrière il y a 130 ans… en janvier 1886… dans La Caricature, où notre auteur préféré nous propose à la une du numéro 315, son Calendrier Universel… à la mode de… l’époque !


1886 Janvier 1

Calendrier des Familles
Petite mère, à notre âge,
On dit mal les compliments,
Tes enfants…
- Y en aura-t-il beaucoup des fondants, dis, maman !

Calendrier Politique
Une boulette par jour

Pour hommes d’Etats, ministres, députés, conseillers municipaux, etc.
- Si nous fondions une petite colonie chez les Tartares Mandchoux ?

Recettes
Ne vous exposez pas sans défense aux morsures de la bise. Une couche d’œufs frais ou un tube protecteur en carton garantissent efficacement.
Vous serez au printemps fraîche comme une rose et plus jeune d’un an ou deux.

Jardinage
Bassiner les plantes d’appartement et si le thermomètre descend, les arroser avec de la tisane ou du thé chaud.

Economie domestique
Pralines pour enfants en bois recouvertes d’une couche de sucre. Peuvent servir toute l’année.

Calendrier des Célibataires
Un sourire par jour
- Tu seras sage, aimante, fidèle ?
- Comme l’année dernière, gros chéri, je te le promets !
- J’aimerais mieux mieux !

Ephémérides
1er janvier 8886 avant l’ère chrétienne. – Un monsieur demeurant dans une caverne sur l’emplacement du nouvel Opéra, ayant mangé quelques femmes de ses voisins, se réfugie dans l’Ile de la Cité et fonde Lutèce.

Sagesse des Nations
Un proverbe par jour :
Commence mal l’an par un paiement,
Tu paieras tout le long de l’an !

Cuisine
Une recette par jour : la soupe aux oranges.

Vous recevrez en ce jour un certain nombre d’oranges. Utilisez-les en potage. Faites bouillir avec sel, poivre, quelques oignons.

Carte de Vœux 1893 d'Octave Uzanne illustrée par Robida... à saisir !

Encore une carte de vœux sur Ebay... proposée par la Librairie Ancienne Varia... cette fois-ci, c'est le frère de Joseph, Octave Uzanne, qui nous envoie ses Compliments avec ses Souhaits cordiaux pour un complet et heureux Voyage à travers le Nouveau Calendrier !!


Dimensions 14,5 x 11,5 cm sur papier fort de type Arches teinté, eau-forte et pointe sèche, verso blanc.
Et bien sûr, comme on peut s'en douter, c'est une belle pièce... très rare  !

Lien vers l'annonce : www.ebay.fr/itm/1893-Carte-de-voeux-artistique-pour-Octave-Uzanne-par-Albert-Robida-eau-forte-/331741601280

mercredi 30 décembre 2015

Du Robida... à la librairie "in quarto" à Marseille


Pour information,
la Librairie in-QUARTO de Marseille, nous a fait parvenir son dernier catalogue, n°57 de décembre 2015, dans lequel 26 Robida sont en vente !

http://www.in-quarto-marseille.blogspot.fr/

34, rue Fort-Notre-Dame
13007 Marseille France - Tél : 33 (0)4 91 33 13 25
e-mail : quarto@wanadoo.fr 

Télécharger le Catalogue n°57
95 [ROBIDA (Albert)] : Le Voyage de Monsieur Dumollet. P. Georges Decaux s.d. 1883.
96 [ROBIDA (Albert)] : Andrée l’Emportée. P. Henri Laurens s.d.(1924).
97 [ROBIDA (Albert)] : La Cité de Carcassonne. P.Baudelet & Cie 1927.
98 [ROBIDA (Albert)] : Les Vieilles Villes du Rhin - A Travers la Suisse, l’Alsace, l’Allemagne et la Hollande. P. Librairie Dorbon ainé s.d. (1910).
99 [ROBIDA (Albert)] : La Belle Impéria P. Charles Meunier 1913.
100 [ROBIDA (Albert)] : Les Vieilles Villes des Flandres. Belgique et Flandres Françaises. P. Dorbon Ainé s.d. (1908).
101 [ROBIDA (Albert)] : La Nef de Lutèce. Au Vieux Paris, à l’enseigne des Trois Ecritoires 1900.
102 [ROBIDA (Albert)] : Le Roi des Jongleurs. P. Armand Colin 1898.
103 [ROBIDA (Albert)] : Voyages de Fiançailles au XXème Siècle. P. Librairie Conquet 1892.
104 [ROBIDA (Albert)] ANDRE-VALDES : Dî Servatores (Dieux Sauveurs). Roman de Moeurs Romaines. P. Delagrave 1922.
105 [ROBIDA (Albert)] ARENE (Paul) : Le Secret de Polichinelle. P. Henry Floury 1897.
106 [ROBIDA (Albert)] GEVIN-CASSAL (O.) : Légendes d’Alsace. P. Boivin et Cie 1917.
107 [ROBIDA (Albert)] BALZAC (Honoré de) : La Belle Impéria. P. Imprimé pour Charles Meunier 1913.
108 [ROBIDA (Albert)] : Paris de Siècle en Siècle. P. Librairie illustrée 1895.
109 [ROBIDA (Albert)] GAILLARDET (F.) & DUMAS (A.) : La Tour de Nesles. P. Imprimé pour les Amis des Livres 1901.
110 [[ROBIDA (Albert)] BERTHAUT (Léon) : Le Secret de l’Indien. Tours, Mame & fils s.d. (1911).
111 [ROBIDA (Albert)] CHEVAU (Maurice) : Thelème. P. Albert Messein 1920.
112 [ROBIDA (Albert)] CHRISTOPHLE (Albert) : La Rupture. P. Floury 1904.
113 [ROBIDA (Albert)] CLARETIE (Jules) : Explication. P. Librairie Illustrée 1894.
114 [ROBIDA (Albert)] GIFFARD (Pierre) : La Guerre Infernale. Grand Roman d’Aventure pour la jeunesse. P. Albert Méricant S.d.(1908).
115 [ROBIDA (Albert)] MONTEIL (Edgar) : Les 3 du Midi. P. A la Librairie Charavay Mantoux s.d. (1890).
116 [ROBIDA (Albert)] GROSCLAUDE : L’exposition Comique. P. E. Dentu 1889.
117 [ROBIDA (Albert)] HALEVY (Ludovic) : Le Quatre S e p t e m b r e 1870. Scéances du Corps Législatif et du Sénat. P. H. Darangon 1904.
118 [ROBIDA (Albert)] LEMERCIER de NEUVILLE : Le Roi Béta. Conte de Fées et d’Enchanteurs où il n’y a ni Enchanteurs ni Fées. P. Boivin s.d. (1930).
119 [ROBIDA (Albert)] MISTRAL (Frédéric) : Le Secret des Bestes. P. Librairie Floury 1894.
120 [ROBIDA (Albert)] SILVESTRE (Armand) : La Plante Enchantée. P. A la Librairie illustrée 1895.

jeudi 24 décembre 2015

Carte de Vœux 1899 de Joseph Uzanne illustrée par Robida... à saisir !

En ce moment sur Ebay, Librairie Ancienne Varia nous propose une magnifique et très rare Carte de Vœux pour la nouvelle année 1889 pour Joseph Uzanne, illustrée par Albert Robida.
 
http://www.ebay.fr/itm/1899-Joseph-Uzanne-carte-de-voeux-par-Albert-Robida-Tres-rare-Tres-bon-etat-/231792632007

Dimensions 13,5 x 9 cm sur papier carte teinté, lithographie originale en sépia rehaussée à l'aquarelle au pochoir, verso blanc.

Lien vers l'annonce : http://www.ebay.fr/itm/1899-Joseph-Uzanne-carte-de-voeux-par-Albert-Robida-Tres-rare-Tres-bon-etat-/231792632007

mardi 22 décembre 2015

Affiche Robida... Le Vésinet... villégiature parisienne...

Avis aux amateurs... encore vu sur Ebay - décidément Robida à la cote - une superbe affiche réalisée par Albert Robida en 1894, vantant Le Vésinet en tant que Villégiature parisienne, ses "rivières, lacs et cascades", le "champ de course", son "Grand Établissement d'Hydrothérapie Médicale"... et ses "Terrains boisés à Vendre depuis 3F le mètre", à seulement 30 minutes de Paris !... éditée par les Chemins de Fer de l'Ouest.

Une belle affiche en lithographie couleur au format impressionnant de 80 x 126 cm.
Imp.Ed. Eugène Marx.

Lien vers la Vente

lundi 21 décembre 2015

Le XIXe siècle face au futur. Penser, représenter, rêver l’avenir au XIXe siècle

Colloque les 19, 20, 21 et 22 janvier 2016

à la Fondation Singer-Polignac

Le XIXe siècle face au futur. Penser, représenter, rêver l’avenir au XIXe siècle

INTRODUCTION :
On a souvent remarqué que le XIXe siècle a été le premier à se penser en tant que siècle, et le premier aussi à se désigner par un numéral. Une autre de ses caractéristiques, c’est qu’il ne s’est pas centré autour d’une qualification unique, comme a fini par le faire le siècle des Lumières, mais qu’il a, au contraire, multiplié les appellations censées le caractériser. Nombreuses sont les expressions sous la forme « le siècle de… », insistant sur une de ses déterminations jugées essentielles : le siècle de l’histoire, le siècle des révolutions, le siècle des inventaires (Thibaudet), le siècle des dictionnaires (Larousse), le siècle de l’abstraction (Fortoul), le siècle de la science, le siècle des inventions, le siècle de la vitesse, le siècle positif, le siècle romantique, le siècle de la blague (Goncourt), etc.

Deux précédents Congrès de notre Société ayant déjà entamé la réflexion d’ensemble, tant sur les représentations du XIXe siècle par lui-même que sur ses représentations au siècle suivant, notre prochain Congrès se propose de prolonger cette réflexion en abordant la question sous un angle complémentaire.

Parmi les formulations récurrentes qui viennent d’être rappelées, nous avons choisi cette fois de mettre l’accent sur le rapport privilégié du « siècle du progrès » à l’avenir et au futur, tout en engageant une réflexion plus large sur les rapports du siècle au temps historique, sur sa manière de se construire dans l’Histoire et de gérer les trois grandes dimensions de la temporalité (Passé, Présent, Futur). En partant de la temporalisation des notions, des concepts et des vécus qui se joue à l’aune du nouveau « régime d’historicité » (François Hartog), l’enquête pourrait se tourner de manière privilégiée vers la manière que le XIXe siècle a eue de penser, de représenter, d’imaginer à la fois le futur, lointain et décroché de toute temporalité, et ce futur plus concrètement pensable et en prise sur les débats contemporains qu’est l’avenir, de les construire et de se construire par rapport à eux, tout en pensant d’emblée son présent au futur antérieur, de manière de plus en plus marquée à mesure que le temps historique s’accélère.

Le XIXe siècle qui fut, côté Passé, le siècle de l’Histoire, le siècle des inventaires, un siècle « rétrospectif », fut, côté Futur, à la fois le siècle du progrès, le siècle de l’avenir et le siècle des utopies (et des dystopies), et, côté Présent, le siècle du journal, et donc aussi de l’accélération, d’une actualisation montante des pratiques et des vécus. C’est ainsi le présent lui-même, qui, du fait de l’accélération des communications et des découvertes scientifiques en rafale, se voit comme projeté vers un futur qui tend à se rapprocher de lui à grande vitesse. En conséquence, l’avenir s’impose à la pensée avec une urgence et une nécessité nouvelles. La temporalité telle qu’on la pense est alors la proie d’une sorte d’impérialisme du futur, en réponse aux siècles antérieurs qu’on pense alors marqués par leur révérence à l’immuable tradition. La question de l’avenir, auparavant plus lointaine, uniquement virtuelle, propice à de simples rêveries et utopies, se pose avec plus d’acuité : à ceux qui s’y inscrivent résolument, l’envisagent avec joie et cherchent à anticiper le futur par des visions utopiques, mais aussi à ceux que l’avenir comme le futur plus lointain effraient ou rebutent, ce qui les provoque au passéisme et à la résistance. Alors que les hommes de la fin des Lumières envisageaient la « Postérité » comme une sorte de jugement dernier laïque propre à réparer les erreurs du « despotisme » et à rétribuer les justes, mais qui demeurait lointain et incertain, le XIXe siècle vit l’avenir de manière à la fois plus intense et plus instante.

L’avenir et le futur deviennent ainsi cette dimension du temps historique que traitent avec prédilection les systèmes philosophiques. Philosophie des sciences, philosophie de l’histoire et des religions dialoguent et s’interpénètrent, comme en témoigne le parcours intellectuel de Renan. S'ouvre ainsi un champ propice aux représentations et aux imaginaires, qu'investissent également la littérature et les différents arts.

Mais l’avenir (en prise sur le présent) constitue d’abord et surtout le terrain privilégié d’affrontement des idéologies politiques, religieuses et sociales, le combat central se jouant, au moins depuis le XVIIIe siècle, autour de la notion de Progrès, notion à spectre large, qui impose une vision positivement orientée de l’avenir, qui dépasse le champ politique, puisque débouchant sur une « religion de l’avenir ». On cherche ainsi à répondre au passéisme traditionaliste des religions instituées, mais aussi à proposer une autre projection dans l’avenir qui ne soit pas de l’ordre de l’eschatologie. D’où l’affirmation de Larousse : « La foi à la loi du progrès est la vraie foi de notre âge. » Mais nombreux et actifs sont tout au long du siècle les adversaires de cette foi nouvelle. C’est pour et contre le Progrès que se joue le combat politique, mais aussi philosophique, des « progressistes » et des « réactionnaires » de tout acabit. Aux partisans de la « perfectibilité », menant la lutte au nom de l’étendard du Progrès, et qui prédisent des « lendemains qui chantent » selon des scénarios historico-politiques souvent rivaux, s’opposent alors tous ceux qui doutent, protestent ou ironisent face à une telle vision optimiste d’un avenir idéalisé.

Côté futur (plus lointain), on assiste alors à un développement des utopies, topographies imaginaires de la cité idéale (qui ont bientôt tendance à se transformer en dystopies), tandis que se cherchent aussi des genres littéraires nouveaux, tel le roman scientifique d’anticipation. Mais c’est souvent, là encore, en fonction d’une image du présent, et par des comparaisons ou antithèses facilement décryptables par rapport à lui, que se font ces voyages vers les lointains âges futurs.

Ainsi engagée, la réflexion permettrait aussi, en miroir, d’envisager le XIXe siècle depuis aujourd’hui, soit donc à partir de ce futur que nous étions pour lui, en le traitant à la fois comme un pan exemplaire de notre passé, et comme l’inventeur de visions de l’avenir qui ont continué de régir une bonne partie du XXe siècle. Que reste-t-il aujourd’hui de ce XIXe siècle penseur d’avenir et de futur, entre progrès et discours du déclin ? Quelles représentations semblent irrémédiablement datées, quelles théories, quels imaginaires sont encore vivants et parlent à notre début du XXIe siècle ?

Ce sont pas moins de 47 conférences sur cette passionnante thématique qui se suivront pendant ces quatre journées bien remplies, et bien sûr, plusieurs d'entre elles se rapportent de près ou de loin à l’œuvre d'Albert Robida.

Voici celles qui nous passionneront plus particulièrement :

Mardi 19 janvier
Session 3 (pm) : Les mœurs des temps futurs
Présidence Marta Caraion
Que mangerons-nous demain ? Alimentation, gastronomie et anticipation chez Albert Robida par Julia Csergo
Spécialiste d’histoire contemporaine, Julia Csergo est professeur à l’Université du Québec à Montréal. Ses ravaux portent sur la santé, les loisirs et le tourisme, les cultures et patrimoines alimentaires. Dernières publications: « Introduction aux Éloges de la cuisine française » de Edouard Nignon (1933), Menu-Fretin, 2014 ; «Mythologies du Palace : de la synthèse cosmopolite à la forme patrimoniale mondialisée. L’exemple du
Ritz-Carlton Montréal », in L. Jegouzeau (dir), Revue Droit et pratique du tourisme, n°1, 2015.

Albert Robida (1848-1926) a vécu le moment où s’épanouissent simultanément en France, le discours gastronomique et les innovations de la nouvelle industrie alimentaire qui se déploient autour de nouveaux savoirs scientifiques et technologiques, de nouveaux process et de nouveaux produits venus de nations dites « modernistes », l’Allemagne et les États-Unis. A partir d’un corpus d’écrits et d’images d’anticipation produits par l’auteur et caricaturiste, que nous situerons au regard des productions du discours gastronomique de l’époque et des positions des avant-gardes littéraires et esthétiques sur le sujet, nous démontrerons la façon dont l’alimentation est alors le lieu où se cristallisent l’optimisme positiviste de la foi dans le progrès, les peurs alimentaires qui constituent une des expressions de la hantise fin – de - siècle de la dégénérescence, la dénonciation politique des conditionnements culturels et normatifs nées de la mondialisation des pouvoirs financiers.


Véhicules de demain : les anticipations du Métro parisien et l’avenir de l’espace urbain à la fin du XIXe siècle par Caroline Grubbs
Caroline Grubbs a récemment soutenu une thèse qui porte sur la temporalité dans l’oeuvre d’Albert Robida sous la direction d'Andrea Goulet à l’University of Pennsylvania. Elle a présenté ses travaux dans des colloques consacrés à la littérature française du dix-neuvième siècle aux Etats-Unis et en France. Ses intérêts de recherche comprennent la culture fin-de-siècle, la littérature et les sciences, et le roman d’anticipation du dix-neuvième siècle.

Dans cette communication, nous proposons d’aborder la façon dont le dix-neuvième siècle a imaginé et a représenté l’avenir par le biais des anticipations scientifiques et littéraires du Métro de Paris. A travers une analyse comparative d’une sélection de projets de Métro (d’Edouard Mazet, de Jean Chrétien, de Jules Garnier et de Jean-Baptiste Berlier, entre autres) et de récits d’anticipation contemporains d’Albert Robida et de Jules Verne, nous explorerons la Métro-mania fin-de-siècle afin de mieux cerner les enjeux progressistes qu’elle véhicule et les peurs dystopiques qu’elle incite. Les systèmes envisagés dans ces textes nous offrent autant de futurs alternatifs, d’itinéraires qui auraient pu être suivis et qui auraient menés à d’autres terminus historiques, et ils nous invitent à repenser l’avenir du passé, tout en traçant de nouvelles correspondances entre fiction et urbanisme fin-de-siècle.

Mercredi 20 janvier
Session 5 (am) : Sciences de demain
"Le XXe Siècle, la vie électrique" L’électricité dans le roman d’anticipation scientifique. Jules Verne, Albert Robida, Nilo Mario Fabra par Daniel Perez

Dans les dernières décennies du XIXe siècle, les sociétés européennes ont assisté, stupéfiées, au développement des premières applications de l’électricité. La nature complexe de cette énergie, le mystère qui l’entourait et ses applications prometteuses ont stimulé la capacité de suggestion d’une société fin de siècle, fascinée par les possibilités illimitées de la science et la technique. Néanmoins, le fluide a également exprimé la dialectique de la modernité et ses contradictions. Des ouvrages tels que Paris au XXe siècle (1863) de Jules Verne et Le Vingtième
Siècle. La vie électrique (1890) d’Albert Robida, ainsi comme d’autres exemples de la littérature d’anticipation scientifique espagnole, comme les récits de Nilo Maria Fabra, révèlent des opinions partagées sur la perception de l’électricité, sur les possibilités qu’elle offrait, ainsi que des critiques à la domination excessive de la technologie, et qui montrent, enfin, comment la société de fin de siècle se pensait et se repensait elle-même et sa relation avec la science et la technique.


Vendredi 22 janvier
Session 13 (pm) : Utopies, Dystopies
Le siècle de la dystopie ? Propositions pour une histoire littéraire par Valérie Stiénon
Valérie Stiénon est maître de conférences à l’Université Paris 13. Ses recherches portent sur la culture littéraire et médiatique du XIX siècle, les formes et figures de la critique littéraire et les genres de l’anticipation à l’époque moderne. Elle a notamment coordonné (Bé)vues du futur. Les imaginaires visuels de la dystopie (Septentrion 2015, avec C. Dessy) et Utopies et mondes possibles (Textyles à paraître en 2015). Elle est
co-directrice de la revue COnTEXTES et membre du programme ANR « Anticipation » (ENS Lyon, 2014-2018).

Le XIXe siècle développe bon nombre de récits de communautés en danger, sur le déclin ou soumises à la destruction. Échos de l’actualité socioculturelle, ces récits sont aussi des fictions créatives. Ils occupent pourtant une place mineure dans l’histoire littéraire française et sont difficilement lisibles sous la désignation commune de dystopie. Pour rendre compte de leurs possibles cohérences discursives et poétiques à travers la diversité de leur inscription contextuelle, on réfléchira aux manières de combiner une approche narrative et une perspective plurimédiatique embrassant un large spectre de genres et de supports allant de la prose poétique eschatologique (Cousin de Grainville) aux récits de guerres futures (Danrit, Giffard), en passant par les éphémérides humoristiques dans la presse (Robida), les contes conjecturaux (Nodier, Allais) et le roman illustré (Souvestre, Henriot).

Plus d'informations et les détails sur les autres conférences :
http://www.singer-polignac.org/en/missions/sciences/colloques/1279-le-xixe-siecle-face-au-futur-penser-representer-rever-l-avenir-au-xixe-siecle

jeudi 10 décembre 2015

Lettre d'Albert Robida à Gabriel Marcel... Vieux Paris de l'Exposition de 1900

Vu avec un peu de retard... dans la vente aux Enchères publiques Drouot-Richelieu le 4 décembre 2015 (2ème vacation). (page 46 du catalogue PDF)

472*. Albert ROBIDA (1848-1926). 2 L.A.S., 1898-1899, à Gabriel Marcel ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4 à en-tête
Exposition de 1900, Le Vieux Paris avec vignette, enveloppe.
Belles et longues lettres sur son travail pour le Vieux Paris [reconstitution du «  Vieux Paris  » pour l’Exposition universelle de 1900].

28 mars 1898.
Son épouse s’est remise et tout va mieux chez eux, malgré ce misérable temps. Il espère qu’à Marseille il fait meilleur et que la neige et le mistral ont épargné les Marcel, « et que vous promenant aux Alyscamps vous entendrez les premières cigales.
[...] Je vous souhaite de l’azur pour vous remettre, et de bonnes promenades, et de la joie dans les vieilles pierres d’Arles ! Je vous recommande là une église occupée par un marchand de bric-à-brac rue de la République en allant au Pont de Trinquetaille »...

12 août 1899.
Il remercie Marcel du récit de ses vacances en Bretagne, qui lui rappellent de si bons souvenirs. Il travaille à son projet de Vieux Paris : « Cette année Le Vésinet va nous tenir lieu de tout, car je suis tout à fait pris, attaché, bouclé [...] je suis à peu près tous les jours à Paris [...] et le reste du temps j’ai à travailler au galop », en se faisant aider par ses enfants, dont il énumère les prix ou médailles scolaires... « Le vieux Paris pousse aussi, bientôt tout sera construit comme gros œuvre mais il y a la décoration, l’habillage de toutes ces façades et des intérieurs en sculptures, il y a la peinture, le détail qui surgit de tous les côtés, dans tous les coins, sans compter bien des choses en dehors de l’architecture.
Je viens de dessiner le mobilier des grands restaurants Moyen-âge et Renaissance, et les serviettes et nappes. Je travaille à faire trois services, Moyen-âge, Renaissance, et fin XVIIIe siècle, car tout
doit être soigné », même les plus infimes détails (couverts, étains, grès)... Etc.
Estimation 300/400 / Résultat 550

mardi 8 décembre 2015

L'Assemblée générale de l'Association des amis d'Albert Robida... de samedi dernier...

Un grand merci à tous nos membres qui ont pu être présents lors de l'Assemblée générale samedi dernier. C'est toujours beaucoup de plaisir que de se retrouver lors de cet événement annuel.
Nous avons bien sûr pu faire le point sur l'année écoulée, évoquer les objectifs et les différents projets pour 2016.

C'est également avec beaucoup d'intérêt que nous avons suivi les interventions de Philippe Burgaud, évoquant de manière fort ludique un aspect d'Albert Robida que nous lui connaissions peu : Critique théâtral, et celle de Jean-Claude Viche, qui nous a passionnément conté la Rencontre de Robida et de Camille Flammarion.

Le nouveau Téléphonoscope n°22 sur "L'anticipation au temps de Robida" semble avoir été très bien accueilli, si j'en crois les différents commentaires.. alors, il est déjà temps de penser à la thématique du prochain, qui est quasiment choisie... mais chut... c'est une surprise !
A bientôt !!


vendredi 4 décembre 2015

Téléphonoscope n°22 - L'anticipation au temps de Robida

L'anticipation au temps de Robida

Sommaire :

1 - Editorial, par Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze
2 - Emile Souvestre, précurseur des anticipations de Robida par Michel Thiébaut
3 - Pierre Véron entre Jules Verne et Robida par Pierre Delestrange
4 - Ignis, roman scientifique de Didier de Chousy par Dominique Lacaze
5 - Où Robida illustre et inspire Camille Flammarion par Jean-Claude Viche
6 - L’Aile ou l’hélice ? ou l’aéronautique naissante en littérature par Daniel Compère
7 - Pluralité des vies et des mondes chez J.-H Rosny par Fabrice Mundzik
8 - Le Cyclisme par J.-H Rosny
9 - Tiphaine de la Roche ou l’anticipation au XVIIIe siècle par Dominique Lacaze
10 - Chroniques des « Quatre Grands » de la conjecture par Pierre Versins

Bulletin des amis d'Albert Robida
Décembre 2015 - numéro 22

Auteurs : Daniel Compère, Pierre Delestrange, Fabrice Mundzik, Dominique Lacaze, Michel Thiébaut, Jean-Claude Viche.

L'anticipation au temps de Robida

     La littérature d’anticipation était très fortement représentée en France durant la deuxième moitié du XIXe siècle.  Ce numéro du Téléphonoscope est l’occasion de découvrir un certain nombre d’auteurs et de préciser les relations entre l’œuvre de Robida et celles des principaux anticipateurs de l’époque. Ainsi Robida a pu emprunter certains de ses thèmes à Emile Souvestre (Le Monde tel qu’il sera. 1846) ou Pierre Véron (En 1900. 1863 et 1878) et en fournir à Didier de Chousy (Ignis. 1883) ou Camille Flammarion (La Fin du monde. 1894). Nous ne traitons pas ici des influences réciproques avec Jules Verne qui ont fait l’objet du Téléphonoscope n° 16.

     Mais ce numéro dépasse ce projet de deux façons. Nous avons d’abord donné une place importante à J.-H Rosny qui, très généralement, n’est pas un anticipateur, en cela qu’il ne s’attache pas à décrire le futur de notre société humaine. Il imagine plus volontiers d’autres êtres − extraterrestres ou aliens − et d’autres mondes qui n’obéissent pas forcément à nos lois physiques. En cela il est le grand précurseur de la science fiction. Une évolution que nous rencontrons aussi chez Didier de Chousy qui met longuement en scène des machines intelligentes qu’il appelle des Atmophytes et que nous appellerons des robots et chez Robida qui imagine le voyage dans le temps avec Jadis chez aujourd’hui. Ainsi, avec les extraterrestres Xipéhuz de Rosny, Jadis chez aujourd’hui de Robida et les Atmophytes de Chousy, nous avons, dès les années 1880, un concentré de science fiction, ceci avant Wells et les anglo-saxons. Avec en prime une forme littéraire très aboutie.

     D’autre part nous avons voulu faire connaître un auteur du XVIIIe siècle, Tiphaine de la Roche dont Francis Lacassin nous dit qu’il fait passer du merveilleux féérique au merveilleux scientifique. Il sut en effet nous décrire assez précisément, avec le style de son époque, certaines de nos techniques : photographie, radio, télévision, aliments synthétiques.

     Cet élan littéraire remarquable s’est brisé au moment de la Grande Guerre et la littérature française a peu participé à la fête de la science-fiction qui va devenir essentiellement anglo-saxonne.

Eric Blanchegorge & Dominique Lacaze


Site Association des Amis d'Albert Robida : http://www.robida.info

Bon de Commande

mardi 1 décembre 2015

Vente aux Enchères à Drouot Richelieu - Dimanche 6 décembre 2015

Hôtel Drouot Richelieu Paris
 Consacrée essentiellement aux livres d’enfants.

Cette vente comporte 35 livres de ROBIDA
Guerre au XXe siècle, XXe siècle, livres sur Paris, les provinces, les vieilles villes et des titres rares ou peu communs.
Des eaux fortes des croquis et des lithographies seront vendus séparément.

La vente est organisée par l'étude FL-Auction
3 rue d'Amboise 75002 Paris - tél.  01 42 60 87 87 
info@fl-auction.com

   avec le concours de Philippe Brun
20, rue Tholozé 75018 Paris - tél. 06 88 09 41 31 
brunlivrenfant@aliceadsl.fr

   Un catalogue est en cours de rédaction disponible sur demande et consultable sur les sites:
www.Fl-Auction.com et Drouot Live

   Les livres seront consultables au domicile de M. Brun
du lundi 30 novembre au jeudi 3 décembre, de 14h à 19h sans rendez-vous préalable

   et à l'Hôtel Drouot en salle 12,
samedi 5 décembre de 11h à 18h et dimanche 6 décembre de 11h à 12h.